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    Voici un témoignage que j’avais écris pour un site internet sur la capitalisation dans le milieu de la solidarité internationale.

     

    Ce témoignage a été écrit pour un site internet de capitalisation d'expérience à l'international.

     

    PARCOURS PERSONNELS

    J’ai eu la chance d’avoir des parents vagabonds qui aimaient voyager. Depuis longtemps, nous avons parcouru de nombreux pays autour de la France (Allemagne, Suède, Norvège, Autriche, Italie, Danemark, Belgique, Maroc, Espagne et Portugal). C’est sûrement ce qui m’a donné le goût du voyage.

    Dès l’âge de 7 ans, je suis rentré chez les Scouts de France, où j’ai passé les différentes étapes. L’apprentissage de la vie et de ses valeurs (partage, vie en communauté, découverte de la nature, respect des autres, entraide …) ont été au programme des six premières années. En 1996, nous sommes passés à l’avant-dernière étape qui consiste à organiser de nous-mêmes nos camps d’été, à trouver des idées, des lieux et des fonds pour pouvoir partir. La première année, nous nous sommes rendus en Alsace à vivre au rythme des vagabonds, en roulotte, où nous jouions les comédiens en interprétant une pièce de théâtre (La cité de Robin montée entièrement durant l’année) dans chaque ville que nous croisions. Pour notre deuxième camp itinérant, nous avons parcouru la  Bretagne, mais cette fois-ci en Roller. Sur place nous avons travaillé dans une ferme pédagogique pour handicapés physiques et mentaux. Nous avons vécu des moments extrêmement enrichissants et inoubliables. Pour le dernier camp, nous sommes partis à Lourdes pour y aider les personnes handicapées.

    La dernière étape chez les Scouts de France consiste à monter un projet de solidarité en trois ans, projet que j’ai détaillé ci-dessous.

    Après ces années d’apprentissage du scoutisme, j’ai encadré les plus jeunes pendant cinq ans, en organisant les camps d’été ainsi que le contenu des réunions et des week-ends durant l’année.

     

     

    DANS QUEL CADRE AI-JE EFFECTUE  MA 1 ERE MISSION  ?

    Après une année de recherche sur les Philippines, en 1999, le Centre National des Scouts de France nous a interdit de partir dans ce pays, à cause d’une prise d’otage qui s’envenimait.

    Nous avons donc modifié la destination et nous nous sommes concentrés sur Haïti. Après deux années de travaux et d’organisation, nous sommes partis un mois, en août 2002, à l’orphelinat Sainte Hélène à Kenscoff (à 30 km de Port-au-Prince), tenu par l’association « NOS PETITS FRERES ET SŒURS ».

    Nous avons emporté avec nous cent cinquante kilos de matériel scolaire, médical et d’animation. Durant quinze jours, nous avons participé à un programme d’été dirigé par les sœurs de Port-au-Prince. Là-bas, nous animions des ateliers d’activités manuelles, sportives et éducatives. Nos correspondants locaux souhaitaient que pendant les quinze derniers jours nous inculquions les valeurs des scouts auprès des enfants. Nous avons donc organisé des ateliers et des activités en fonction de ce programme.

    Nous avons vécu, au rythme haïtien et entouré de deux cents enfants âgés de 8 à 16 ans, des moments inoubliables pour une première action humanitaire. En espérant que ce ne soit pas la dernière…

     

     

    ET MA 2EME MISSION  ?

    Trois ans après Haïti, j’ai de nouveau eu envie de partir, de rencontrer une autre population et de vivre une expérience similaire.

    L’expérience précédente m’avait prouvé qu’il était possible d’organiser un projet conforme aux attentes que nous avions. Pour ce faire il n’était pas nécessaire d’avoir des obligations et des qualifications quelconques dans le milieu de l’humanitaire et de la solidarité.

    J’ai donc déposé une annonce sur un site de voyage. J’ai reçu près de cent réponses, que j’ai classées en fonction de l’âge, de la proximité géographique et surtout de la motivation et de la volonté de réussir. Ma préoccupation principale était de réunir une équipe solide où chacun s’investirait pour le succès du futur projet.

    Six mois après, nous étions quatre à partager le désir de monter quelque chose de concret et d’efficace. Puisque nous voulions travailler avec des enfants, il était nécessaire de trouver un pays francophone. Une personne du Burkina Faso ayant répondu à mon annonce et m’invitant à venir dans sa structure d’accueil, nous avons choisi ce pays.

    Nous avions un an et demi pour réunir du matériel et des fonds afin de partir dans de bonnes conditions. Pour crédibiliser notre action, nous avons adhéré à une association qui nous a aidés à faire aboutir ce micro-projet. Ainsi nous n’étions pas obligés de monter une association. Cela n’était pas nécessaire pour un projet éphémère.

    Au fur et à mesure, notre action, nos besoins et nos attentes s’affinaient. Jusqu’en juin 2006 où nous avons reçu la visite de notre contact local. C’est avec lui que nous avons fait les dernières mises au point.

    L’objectif était d’organiser deux colonies pédagogiques de quinze jours avec chaque fois quarante enfants démunis âgés de 6 à 16 ans. Nous avions chacun un poste d’activité : environnement, prévention, scolarité et animation. Il fallait prévoir différents ateliers sur ces pôles en fonction des âges et des niveaux des enfants, ainsi que de nos connaissances personnelles.

    A Kongoussi, tout s’est passé comme prévu. Nous avions cependant surestimé le niveau des enfants. Nous avons donc dû adapter toutes nos activités en fonction des groupes de niveaux que nous avions préparés après des tests d’évaluation.

    Certains ont même quitté un programme de soutien scolaire dirigé par la ville pour participer à notre colonie, le programme y étant plus complet.

    Nous avions apporté avec nous cent kilos de matériel (animation, scolaire et médical), cinquante kilos de médicaments ayant déjà été acheminés par notre contact après sa venue en juin. Ces derniers lui permettant d’ouvrir un dépôt pharmaceutique, où les personnes nécessitantes pourront s’approvisionner à bas prix. Nous avons également offert à chaque enfant un kit scolaire en fonction de leur âge et de leur classe. Nous leur fournissions en outre le repas du midi, qui pour certains était le seul repas de la journée.

    Une correspondance a aussi été établie entre les colons et deux classes d’un collège français.

    Un projet d’ouverture de bibliothèque gratuite (inexistante à Kongoussi) est enfin en cours.

    Pour permettre aux projets pour lesquels nous avons travaillé de s’actualiser, nous avons donc décidé de monter une association, afin de pérenniser notre action.

     

     

    QU’EST-CE QUI M’A DONNE ENVIE DE PARTIR ?

    Ma motivation première était de travailler avec des enfants en grande difficulté n’ayant pas eu la chance d’avoir une éducation et des conditions de vie correctes. Je souhaitais mettre à profit mes connaissances dans l’animation pour les encadrer et changer un peu leur quotidien. J’étais aussi attiré  par la découverte d’une autre culture et d’un mode de vie différents de ce à quoi nous sommes habitués.

    L’imprévu, l’aventure et l’inconnu rendaient ces aventures d’autant plus excitantes.

     

     

    QUE SONT DEVENUES CES MOTIVATIONS AU FIL DU TEMPS ?

    C’est en revenant en France que j’ai vraiment pris conscience du décalage entre leurs conditions de vie et la nôtre. Je me rends davantage compte de l’attachement que nous avons aux besoins matériels, qui maintenant m’apparaît incompréhensible.

    L’impossibilité d’oublier l’intensité de cette expérience (la découverte du pays, de l’état d’esprit de ses habitants, les moments partagés avec les enfants) fait grandir en moi le désir de la renouveler.

    L’enrichissement que m’ont procuré ces rencontres reste indescriptible.

     

     

    QUELLE INFLUENCE SUR MON ETAT D’ESPRIT ?

    Ce type de projet apporte énormément, tant humainement que moralement.

    Avant de partir, je pensais que la mission humanitaire était une aide à sens unique, mais j’ai compris là-bas que nous recevions également beaucoup en retour. J’ai notamment appris à relativiser nos petits soucis quotidiens qui m’apparaissent bénins en comparaison avec ce que vivent les habitants des pays pauvres. C’est une excellente leçon de vie et d’humilité. Après une telle expérience, on vit, on pense et on agit complètement différemment.

    J’ai été frappé face au courage avec lequel les enfants affrontent des conditions de vie difficiles, alors que nous nous plaignons pour un détail.

    J’ai d’abord considéré que nous avions de la chance d’être nés dans un tel pays. Je me suis ensuite rendu compte que notre mode de vie confortable nous empêche de développer les qualités humaines que j’ai retrouvées chez les personnes rencontrées.

    Ces dernières possèdent toutes un grand sens du partage, de l’entraide et de l’amitié, valeurs que nous avons oubliées avec les temps.

     

     

    QUEL REGARD  AI-JE SUR MES MISSIONS  ?

    Si la concrétisation du projet demande du temps, de la volonté et de l’énergie, on est largement récompensé par le sourire et l’enthousiasme des enfants.

    Ces moments intenses nous font oublier les difficultés rencontrées auparavant, et nous apprennent à persévérer et à ne pas baisser les bras dans la vie de tous les jours.

    Jusqu’au jour de notre arrivée sur place, il nous était presque impossible d’imaginer l’aboutissement de nos efforts.

    En effet, privés de la grosse logistique dont dispose les O.N.G., nous avions peur de n’arriver à aucun résultat. Ce que l’expérience nous a appris, c’est qu’il suffit d’un peu de courage, d’idées et de bonne volonté pour arriver au but. Cela nous a donné envie à tous de réitérer ce périple parce que nous savons que nos démarches apportent les résultats escomptés et que l’expérience se révèlera même plus riche que ce à quoi nous nous attendions au départ. Nous avons ainsi été surpris par la richesse de l’échange. De ce que nous leur avons apporté d’une part, mais surtout de ce qu’ils nous ont apporté (la découverte dans la simplicité du quotidien, d’une autre culture, d’autres paysages et mode de vie, ainsi que la vision du monde différente qu’elle nous a incités à avoir). L’envie de revivre ces moments inoubliables et enrichissants devient maintenant comme un besoin.

    Outre les effets négatifs de certains traitements médicaux (notamment celui contre le paludisme), nous avons aussi pris conscience des risques que la fatigue et le stress dus au changement de rythme de vie, pouvaient faire encourir au bon fonctionnement du groupe et des activités.

    En sachant garder l’esprit ouvert et en nous adaptant, nous avons pu éviter de tels désagréments.

    Il faut vraiment aimer l’aventure, l’imprévu et être prêt à vivre au jour le jour.

     

     

    QUEL DECALAGE Y-A-T-IL ENTRE CE QUE DISENT LES MEDIAS ET LA REALITE SUR PLACE ?

    Malheureusement, les médias ne parlent de ce type de pays que lorsqu’il se passe des événements susceptibles de faire sensation (ainsi lors du départ du président Aristide en Haïti, ou lorsqu’il a des affrontements ou des catastrophes naturelles assez importantes). En dehors de cela on n’entend pas parler du fonctionnement et des conditions de vie.

    Ceci étant, il n’est pas certain que l’on pourrait comprendre la réalité de ces pays à partir d’un seul discours. C’est en vivant au jour le jour avec les gens que l’on peut prendre vraiment conscience de leur mentalité, qui peut apparaître choquante à nos yeux. Par exemple, nous avons été scandalisés par l’attitude d’un vendeur qui n’hésite pas à proposer des médicaments dont tout le monde ignore la provenance et la composition. Mais quand il nous explique, en ricanant, que ça lui est égal de vendre des produits susceptibles de tuer ses frères, parce qu’il a besoin de ce salaire pour nourrir sa famille, on comprend qu’il y a là un cercle vicieux complexe et que nos idéaux sont inadaptés à leur réalité à eux.

    Si, j’ai écris précédemment que les conditions de vie précaires développaient certaines valeurs (la solidarité, le partage), on voit aussi qu’il peut y avoir des effets pervers, comme l’égoïsme et l’individualisme.

    Quiconque parvient à se sortir un peu de l’extrême pauvreté met son pouvoir à son profit, au détriment de celui qui était son semblable.

    Ceci se constate aussi au niveau des hautes hiérarchies. Sous prétexte d’avoir connu la précarité, les dirigeants s’autorisent à s’enrichir à titre personnel (ainsi d’Aristide qui, après avoir vécu dans les bidonvilles auprès des plus démunis, mène maintenant une vie de luxe sans se soucier de ce qu’il a vu auparavant).

    Il peut sembler étrange de constater l’absence de réaction de la population face à cette manipulation, mais elle nous semble logique quand on comprend à quel point ils vivent au jour le jour.

    Ainsi, pour emporter les élections, il suffit aux dirigeants de distribuer nourriture et vêtements pour subvenir aux besoins élémentaires.

    La démocratie est une simple étiquette pour les relations internationales et elle est pour l’instant irréalisable concrètement. Parce que les médias parlent trop peu du fonctionnement de ces pays, ne nous offrent pas d’éléments de comparaison, nous ne nous rendons pas complètement compte de cette réalité.

     

      

    SUR PLACE, COMMENT S’INTEGRE-T-ON ?

    L’expérience vécue dans le cadre du volontariat n’a rien à voir avec celle du touriste. Alors que ce dernier n’a pas vraiment de contact direct avec la population locale, une mission humanitaire demande d’avoir l’esprit ouvert. C’est ainsi qu’on discute et qu’on s’imprègne des différences culturelles. Il faut se laisser aller au gré des rencontres spontanées, prendre le temps de boire un verre, de bavarder… Tous ces moments sont importants et permettent de se fondre dans la population, pour mieux comprendre son mode de vie et sa façon de penser.

    Il ne faut pas avoir peur de la curiosité de l’homme blanc. Au Burkina, on appel ceci « le mythe de l’homme blanc ». Certaines personnes s’arrêtent de faire ce qu’elles font pour nous regarder passer, d’autres se précipitent pour nous serrer la main, afin de pouvoir dire avec joie qu’elles ont touché un homme blanc. De tels moments sont formidables, inimaginables et tellement étranges.

     

     

    QUELLE CURIOSITE AI-JE POUR CE QUI M’ENTOURE ?

    Pour profiter pleinement de ce qui nous entoure là-bas, il me semble qu’il faut éviter de penser à ce que nous avons quitté en France et que nous allons retrouver (notre confort, notre rythme de vie …) De telles pensées peuvent parasiter les instants présents.

     

     

    MANQUE DE REPERES POUR COMPRENDRE TOUT CE QUI SE PASSE AUTOUR DE NOUS.

    Comme je l’ai écris précédemment, en arrivant on peut se sentir déconcerté par certaines réactions. Mais si on ne comprend pas, c’est que nous comparons constamment avec notre système de valeur de pays développés.

    Pour ne pas s’en tenir à ce constat il est important de faire abstraction de nos coutumes, pour essayer de mieux cerner les comportements.

    C’est aussi pour cela qu’il est important de se renseigner, avant le départ, sur l’histoire du pays, les coutumes et les modes de vie. Cela permet d’être moins choqué et d’accueillir de façon plus profitable les expériences nouvelles.

     

     

    PRISE DE CONSCIENCE DE SON IDENTITE, DE SES RACINES

    Une des différences entre notre pays et les pays sous-développés concerne la façon dont le temps est considéré. Alors que nous prévoyons et organisons tout en fonction des horaires, ces pays-là vivent tellement en fonction des aléas climatiques que cela nécessite une adaptation quotidienne.

    Par exemple, les enfants ne commencent pas leur journée après la sonnerie du réveil mais avec le lever du jour. Et si, alors qu’ils doivent parcourir huit kilomètres pour aller à l’école, il se met à tomber des cordes et que les routes sont impraticables, le contenu de la journée est obligatoirement bouleversé. Il en a va de même pour les chauffeurs de taxi ou de bus.

    A force de vivre de façon planifiée sans dépendre du temps qu’il fait, nous avons complètement oublié de penser nos activités en fonction de la lumière du jour et du climat.

    La stabilité du pays conditionne également les modes de vie. En Haïti par exemple, le président a décidé du jour au lendemain de couper l’arrivée de pétrole sur l’île, pendant trois jours. Or à l’orphelinat, le groupe électrogène ne fonctionne qu’une heure par jour, le temps de faire le stock d’eau potable et d’électricité. Une telle décision engendre de grandes difficultés pour continuer à faire vivre les cinq cents enfants normalement. Ce genre de voyage nous permet de comprendre la nécessité de ne pas gaspiller et nous incite à profiter de la chance que l’on a.

    Je suis ainsi chaque fois stupéfait face à la négligence du personnel d’entretien des voiries lorsqu’ils nettoient les caniveaux et les trottoirs. J’ai pu constater que souvent ils ne prennent pas la peine de fermer l’arrivée d’eau et la laissent s’écouler toute la nuit. Un tel gaspillage est incompréhensible quand on sait que sur d’autres continents des gens meurent de soif. Notre habitude du confort nous a rendus inconscients de ce genre de réalité.

    Ces choses font beaucoup réfléchir sur notre identité, notre comportement et de nos racines. Sur place on se sent parfois mal à l’aise vis-à-vis des personnes rencontrées, parce qu’ils savent que notre argent nous évite certains problèmes majeurs. Le décalage de nos préoccupations respectives nous a parfois gênés, lorsque nous voulions prendre des photos, et le contraste entre leur réalité et ce que nous voulions en faire était rendu évident.

     

     

    SUR PLACE, QUELS SONT LES PROBLEMES QUE L’ON PEUT RENCONTRER ? ET L’ENTENTE DANS LE GROUPE ?

    L’instabilité du pays fait partie des problèmes rencontrés, car elle engendre des situations inattendues qui peuvent remettre en cause le contenu de la mission. De tels problèmes sont si nombreux qu’il est presque impossible de les énumérer.

    Les problèmes de santé sont également inévitables. D’où l’importance de bien préparer médicaments et matériel médical à emporter, et de faire les vaccins nécessaires. Il est impératif d’être consciencieux dans cette organisation, tout pouvant se compliquer sur place.

    L’ambiance du groupe peut facilement virer au cauchemar à cause de la fatigue, du changement de rythme et du mode de vie. Il faut s’y attendre avant de partir, se dire qu’on est tous dans le même cas et essayer d’éviter les accrochages qui mettent en danger l’organisation et les activités de la mission. Un bon moyen d’y parvenir est de discuter dès qu’un problème se présente. Pour ne pas garder un mauvais souvenir de ces voyages, mieux vaut prendre sur soi. 

    Il me semblait fondamental d’organiser des bilans, pour savoir si les attentes de chacun étaient respectées ou s’il y avait de quelconques déceptions.

     

     

    AU RETOUR, QU’ELLE ECOUTE A T-ON DE NOTRE AVENTURE ?

    En général, les personnes à qui nous racontons notre expérience sont très curieuses et nous posent surtout des questions sur le mode de vie, les coutumes et la pauvreté, sur nos activités et la perception que nous avons eue de notre voyage. 

    La plupart des gens restent perplexe face aux récits. Certains sont admiratifs ou souhaitent nous aider dans notre entreprise, d’autres ne comprennent pas ce qui a bien pu nous motiver. Mais les récits sont souvent écoutés avec attention et intérêt.

     

     

    QUEL REGARD PORTE T-ON SUR LA SOCIETE QUI NOUS ENTOURE, QUELLES SONT NOS ENVIES ?

    J’ai surtout appris dans ces voyages la nécessité de s’adapter aux imprévus, de relativiser nos « soucis » quotidiens et de vivre simplement. Cela donne vraiment envie de transmettre à d’autres une telle prise de conscience. Afin de faire changer un peu les mentalités.

     

     

    AUJOURD’HUI, DANS QUELLES STRUCTURES ETES-VOUS ENGAGE ET COMMENT ?

    Dès notre retour en France nous avons créé notre propre association, parce que nous nous sommes rendus compte qu’il était dommage de baisser les bras et de nous arrêter du jour au lendemain. Nous voulons que ce que nous avons réussi à créer là-bas (les projets, les affinités avec nos contacts et les habitants) se perpétue.

     

     

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