• COMMENT PARTIR POUR UNE ACTION DE SOLIDARITE INTERNATIONALE

    (Source : http://membres.lycos.fr/webhumanitaire)

    A. Partir comme bénévole

    B. Partir comme stagiaire

    C. Partir en congé de solidarité internationale

    D. Partir comme volontaire pour la solidarité internationale

    E. Partir comme coopérant du service national

    F. Partir comme expert expatrié
     

    Les ONG ont souvent recours à des expatriés, pour des séjours plus ou moins longs, afin d’initier, mettre en oeuvre, suivre et évaluer leurs programmes, accomplir des missions humanitaires, réaliser des chantiers, assurer des formations, etc. La professionnalisation croissante du secteur de la solidarité internationale nécessite désormais, préalable pour partir sur le terrain, une formation et une compétence et/ou une expérience professionnelle spécifiques, menée en France et sur le terrain.

    Avant de s’engager, il est utile de comprendre le sens de son départ, et de sortir des préjugés selon lesquels on interviendra en " sauveur " dans un pays du Sud. En effet, s’il est certain que l’on part pour se rendre utile, il ne faut pas oublier qu’en contre-partie l’apprentissage personnel issu d’une telle expérience est immense, et qu’il s’agit ainsi non pas d’une action unilatérale mais bien d’une expérience de partenariat et d’échanges. Il est également impératif de tenir compte de l'existance des ressources humaines locales et d'éviter de faire de la substitution.

    Toute personne désireuse de conclure un contrat avec une association doit vérifier qu’elle garantit un certain nombre de conditions minimales "d’emploi", en particulier la prise en charge de la couverture sociale maladie/maternité/accident du travail et l’assurance rapatriement sanitaire.

    Les étudiants qui souhaitent partir pour une durée plus ou moins courte peuvent aussi s’adresser aux associations étudiantes dont certaines regroupent les possibilités et offres les concernant spécifiquement et sont par conséquent des interlocuteurs à privilégier.
     
     

    A. Partir comme bénévole

    Le bénévole ne bénéficie pas de définition juridique précise. Simplement, on appelle bénévole celui qui s’investit ponctuellement dans des actions de solidarité en France ou à l’étranger, sans perdre son statut initial (étudiant, travailleur, retraité...). Il ne perçoit ni salaire ni indemnité de subsistance. Parfois, son voyage, son assurance et ses frais sur place peuvent être pris en charge par les associations.

    Pour tout renseignement, contacter le centre du volontariat le plus proche de chez vous (Cf. coordonnées

     
    Cas particulier : les chantiers de jeunes

    Les chantiers, ouverts aux bénévoles à partir de 16 ou 18 ans, permettent de participer, sur une durée relativement courte (quelques semaines), à des travaux d’aide à la construction, des projets de développement rural, ou urbain, à l’animation sociale... Les voyages ne sont en principe pas pris en charge, en revanche le gîte et le couvert sont généralement assurés moyennant une petite participation financière.

    Consultez la liste des organismes français proposant des chantiers de jeunes.

     

    B. Partir comme stagiaire

    Le stagiaire est celui qui part, dans le cadre de ses études, afin de valider son cursus. Il peut postuler :

    - auprès de certains établissements de formation spécialisés dans les relations internationales qui peuvent faciliter l'organisation de stages pour leurs étudiants,

    - auprès d’ONG : en général, il ne reçoit pas d’indemnité de stage, ni de transport, mais ses frais d’hébergement, d’assurances et de nourriture peuvent être pris en charge,

    - auprès de bureaux d’études, de fondations, etc.

    - auprès des organisations internationales : elles organisent, selon leurs besoins et disponibilités budgétaires, des stages pour les étudiants de 2ème et 3ème cycle. Le nombre de candidats admis ainsi que la durée des stages sont variables d’une organisation à l’autre. Seuls les stages offerts par les institutions de l’Union européenne bénéficient de bourses. 
      
    Les candidats intéressés doivent adresser leur demande directement au siège de l’organisation de leur choix qui leur enverra un dossier de candidature.
     

    C. Partir en congé de solidarité internationale

    La loi 95-116 du 4 février 1995 permet aux salariés qui souhaitent partir au service d’une ONG de prendre un congé de solidarité internationale pour une période maximale de six mois, sous réserve de l’acceptation de la demande par l’employeur, avec garantie de retrouver son poste au retour de la mission.

    Le préavis à fournir par lettre recommandée est d’un mois, la réponse doit être donnée dans les deux semaines. Pour les missions d’urgence, le préavis est de 48 heures, la réponse doit être donnée dans les vingt-quatre heures, la durée du congé est de six semaines. L’arrêté du 16 juillet 1996 fixe la liste des associations bénéficiaires des dispositions relatives au congé de solidarité internationale.
     

    D. Partir comme volontaire pour la solidarité internationale

    On attend beaucoup de la loi actuellement en élaboration sur le statut de volontaire. En effet, si les ONG concernées avancent toutes " leur " définition du volontariat, il n’en existe toutefois aucune qui soit reconnue par l’Etat.

    Le décret du 15 mars 1995 ne fournit en aucun cas une définition du volontariat, ni, a fortiori, ne crée de " statut " du volontariat ; il expose quelques caractéristiques de cet engagement, dans le but d’offrir une protection sociale minimale des volontaires partant avec des ONG reconnues.

    Ce décret présente le volontaire comme une personne qui s’engage dans des activités à plein temps à l’étranger, par l’intermédiaire d’un contrat passé avec une ONG reconnue par l’Administration. Il bénéficie d’une couverture sociale, d’une assurance rapatriement, d’une prise en charge matérielle, d’une indemnité et d’une prime de réinsertion au retour en cas d’inscription à l’ANPE. Selon ce décret, la période de volontariat ne peut être inférieure à un an ni excéder six ans.

    Attention: un peu plus d’une vingtaine d’ONG seulement sont reconnues, et souvent pour une partie seulement de leurs volontaires ou de leurs programmes ; le décret ne s’adresse donc pas à tous les volontaires indifféremment.

    Même si tous leurs volontaires ne partent pas dans le cadre de ce décret, s’adresser aux associations reconnues offre a priori une garantie sur les conditions de prise en charge, qu’il faut toujours penser à vérifier cependant.Les autres associations gardant totale liberté pour fixer les conditions de vie et d’assurance de leurs volontaires, les candidats doivent être très vigilants. Mais puisque le décret a été créé dans le souci de fixer un cadre déontologique pour l’envoi de volontaires, il serait bon de s’y référer, qu’il s’agisse ou non une association reconnue, membre ou pas de l’un des deux collectifs mentionnés plus loin.

    Conditions minimales pour être volontaire de longue durée dans le cadre de ce décret:

    -          avoir plus de 21 ans ;

    -          être de nationalité française ou de celle d’un pays de la CEE pour bénéficier de la protection sociale ;

    -          avoir une qualification et une expérience professionnelles ;

    -          s’engager, par contrat passé avec une association, à remplir dans un pays étranger une mission d’intérêt général ;

    -          suivre un stage de préparation au départ dispensé par l’association d’envoi. 

     

    Un grand nombre d’ONG employant des volontaires (et parmi elles, les plus importantes en effectifs) se sont rassemblées au sein de deux collectifs : la Coordination d’Agen qui réunit plutôt les ONG spécialisées dans les actions d’urgence et le CLONG-Volontariat qui réunit les associations envoyant des volontaires sur des projets de développement. Ces deux collectifs ont été les partenaires des Pouvoirs publics pour l’élaboration du décret mentionné ci-dessus.

    Depuis 1995, la Coordination d’Agen a donné mandat au CLONG-Volontariat pour représenter l’ensemble des associations de volontariat de ces deux collectifs ; enfin, certaines associations de volontariat ont fait le choix d’adhérer directement à Coordination SUD, structure de coordination des principaux collectifs d’ONG, dont font partie notamment le CLONG-Volontariat et la Coordination d’Agen.

    A titre indicatif,au 1er décembre 1997, environ 1 400 volontaires pour la solidarité internationale reconnus par le décret du 30/01/95 travaillaient sur le terrain, un candidat sur dix ayant en moyenne été retenu pour partir. Les cinq pays qui reçoivent le plus de volontaires français sont à cette date le Cameroun, le Burkina Faso, Madagascar, le Tchad et la Côte-d’Ivoire.

    Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser au CLONG Volontariat, ou à Coordination SUD qui publie dans son bulletin mensuel des offres d’emploi pour salariés et surtout volontaires (" Les nouvelles de SUD  " : par abonnement) 

      
    Cas particuliers : les VED et les VNU

    - Volontaire européen du développement (VED) : c’est un programme franco-allemand d’envoi de volontaires en équipes de nationalité mixtes ; il faut être âgé de 18 à 25 ans, avoir une formation professionnelle et une formation en allemand pour les français (les VED sont français et allemands). Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser à l’AFVP (Association française des volontaires du progrès), BP 207, 91311 MONTHLERY CEDEX, 01 69 01 10 95 ou au SCD(Service de coopération au développement), 42 montée Saint Barthélémy, 69005 LYON, 04 78 25 41 65.

    - Volontaire des Nations Unies (VNU) : le programme VNU propose à des personnes qualifiées et motivées des missions spécifiques et temporaires de développement, de secours humanitaire ou de paix dans les pays les plus démunis.

    Conditions : Avoir cinq ans d’expérience professionnelle et un diplôme technique supérieur ou un diplôme universitaire.

    Pour obtenir des renseignements complémentaires ou des formulaires d’inscription, contacter le Programme des Volontaires des Nations unies, ou l’association AGIR Abcd, relais du programme en France.
     

     

    E. Partir comme coopérant du service national

    Le coopérant du service national (CSN) est soit un homme effectuant le service national obligatoire dans le cadre de la coopération, soit une femme l’effectuant à titre volontaire.

    Le service de la coopération, l’une des formes civiles de la coopération, a été créé le 9 juillet 1965. Depuis 25 ans, 130 000 jeunes CSN ont ainsi participé au développement de nombreux pays, et appuyé à l’étranger la politique culturelle, linguistique et économique de la France.

    Selon le Code du service national, la mission du CSN est la suivante:

    -          " Le service de la coopération fait participer les jeunes français au développement des pays étrangers

    -          dans les services ou organismes publics dépendant de ces Etats

    -          dans les services publics français, les entreprises françaises, les organisations, associations ou oeuvres but non lucratif exerçant une activité humanitaire ou concourant au développement de cet Etat.

    -          dans les organismes internationaux dont la France fait partie et qui exercent une activité de coopération dans cet Etat. " (Art L96 et R23)

    Les conditions pour être volontaire au titre du service national sont semblables à celles exigibles pour être volontaire civil.

    Associations reconnues pour la mise à disposition de CSN : AFVP, DCC, DEFAP, GERES, Loire Atlantique Coopération, MDM, MSF, Santé Sud, SCD, VSF. 

    Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser au Bureau des coopérants du service national (BCSN) du ministère des Affaires étrangères. 
      La loi du 28 octobre 1997, qui entérine la réforme du service national, supprime l’obligation du service militaire. Elle s’adresse aux jeunes hommes nés après le 31 décembre 1978 et aux jeunes femmes nées après le 31 décembre 1984 et prévoit que les personnes dont l’âge se situe entre 18 et 28 ans pourront effectuer un " service national universel ", notamment de volontariat, dasn l’un des trois domaines suivants : défense, sécurité et prévention, cohésion sociale et solidarité, coopération internationale et aide humanitaire. Une autre loi doit prochainement fixer les conditions de ces volontariats.
     

    F. Partir comme expert expatrié

    L’expert expatrié peut être un fonctionnaire, un technicien spécialisé, un enseignant, un formateur,..., ou toute autre personne disposant d’une qualification et d’une expérience solides dans le domaine d’activité pour lequel elle souhaite travailler dans un pays en développement.

    Ce sont les gouvernements, les organismes internationaux qui font essentiellement appel à ces experts, soit directement, soit au travers de bureaux d’études spécialisés.

    La durée de ces missions, auxquelles correspondent généralement des conditions de rémunération et de vie avantageuses, peut varier de quelques semaines (pour les missions d’expertise, d ’études, d’évaluation) à plusieurs années quand il s’agit de mettre en oeuvre des projets ou programmes.

    Pour obtenir un emploi de ce type ou tout autre renseignement complémentaire, contacter les services de recrutement des coopérations gouvernementales, des instances d’aide internationale, des bureaux d’étude spécialisés dans les interventions dans les pays en développement, ou encore :

    -          la sous-direction des fonctionnaires internationaux, ministère des Affaires étrangères, 244 bd Saint Germain, 75303 PARIS 07 SP, Tel 01 43 17 53 53.

    -          l’ONU, direction des ressources humaines, United Nations, New York, NY, 10017, Etats-Unis.

    -          la Commission des communautés européennes, Secrétariat des comités de sélection, 75 rue Montoyer, 1049 BRUXELLES, Belgique.

    -          la Banque mondiale, 1818 H Street, Washington DC, 20433, Etats-Unis.

    -          la Banque africaine de développement, 01 BP 1387 Abidjan 01, Côte d’Ivoire.

    -          la Banque asiatique de développement, P.O. Box 789, Manila central post office, 0980 Manila, Philippines.

    -          la Banque interaméricaine de développement, 1300 New York Avenue NW, Washington DC 20577, Etats-Unis. 
      


    Opérations de maintien de la paix ou de secours : l’ONU peut recruter des personnes pour participer à des opérations de secours ou de maintien de la paix dans des zones sensibles. Les missions sont de courte durée et les candidats doivent avoir eu auparavant une expérience de terrain dans des conditions difficiles.

    Pour obtenir des renseignements complémentaires, contacter :

    - le secrétariat des Nations Unies à New York, United Nations, NY New York 10017, Etats-Unis,

    - bureau de l’Etat de droit et des libertés du ministère des Affaires étrangères, 20 rue Monsieur, 75007 PARIS, Tel 01 53 69 30 00. 
      
      - Missions d’observation des élections : la Communauté européenne ou l’Organisation des Nations Unies recrute, pour des missions de plus ou moins longue durée, des personnes de profil varié, membres d’ONG ou fonctionnaires nationaux, afin d’exercer une fonction d’observation des élections qui se déroulent dans des pays du Sud ou d’Europe centrale ou orientale. 
      
    Pour tout renseignement complémentaire, se renseigner auprès de l’Observatoire de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE). 
      
      - Programme de jeunes experts de l’Organisation des nations unies (JPO) : plusieurs organisations internationales offrent la possibilité à de jeunes diplômés qui disposent déjà d’une expérience pratique, de développer leur expérience internationale et de compléter leur formation pendant deux ans. A l’issue de cette période, certains peuvent éventuellement recrutés par ces institutions. Leur appellation varie suivant l’organisation : experts-associés (UNICEF), administrateurs auxiliaires (PNUD)...; en France, ils sont désignés par le terme générique d’experts associés.

    L’Etat français assure le financement de ces postes auprès des organisations pendant la durée de leur contrat. Compte tenu des limites des disponibilités budgétaires et des critères très sélectifs appliqués par les organisations internationales, unue cinquantaine de candidats sont, au total, retenus par an (sur environ un millier de postulants).

    Les postes offerts sont très variés et permettent des activités à caractère technique ou administratif, en principe dans un pays en développement, à titre exceptionnel au siège de certaines organisations. 
      
      Conditions requises : être de nationalité française, avoir entre 25 et 30 ans, être diplômé d’études supérieures (niveau 3e cycle au minimum), avoir deux à trois ans d’expérience professionnelle dans le domaine considéré, et si possible dans un contexte international, maîtriser parfaitement l’anglais, voire d’autres langues étrangères. 
      
    Pour toute candidature, adresser une demande accompagnée d’un curriculum vitae au ministère des Affaires étrangères :

    - à la sous-direction des fonctionnaires internationaux, pour une candidature concernant l’UNICEF, la FAO et le HCR, 244 bd Saint Germain, 75303 Paris 07 SP, Tel 01 43 17 88 24 ou 01 43 17 88 28.

    - à la Mission multilatérale - Direction générale des relations culturelles, scientifiques et technique,s pour une candidature concernant les autres organisations du système des Nations Unies (ou l’Union européenne), 244 bd Saint Germain, 75303 Paris 07 SP, Tel 01 43 17 95 84 ou 01 43 17 89 89. 

    La Charte du Bénévolat


    L’association s’engage à :

    • Accueillir et considérer le bénévole comme un collaborateur à part entière.
    • Lui donner une information claire sur l’association, ses objectifs et son fonctionnement.
    • Lui confier une activité qui lui convienne.
    • Assurer sa formation et son accompagnement par un responsable compétent.
    • L’aider à s’insérer et à s’épanouir au sein de l’équipe.
    • Le couvrir par une assurance adéquate.

    Le bénévole s’engage à :

    • Accepter les principes de l’association et se conformer à ses objectifs.
    • Effectuer une période d’essai définie avec l’association.
    • Se sentir responsable et solidaire de la promotion et du développement de l’association.
    • Agir avec sérieux, discrétion et régularité, l’activité choisie.
    • Collaborer dans un esprit de compréhension mutuelle avec les autres bénévoles et salariés.

    Elaborée par Espace Bénévolat

     

     


    A TELECHARGER

    Les bénévoles

    Le volontariat de solidarité internationale (VSI)

    Tableau des associations agréées - 2010

    Loi du 23 02 2005 relatif au VSI

    Article du CLONG: Comment partir et avec qui? 

    A lire, le livre de RITIMO :  Partir pour être solidaire


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